Persistance des poux

1) Le phénomène de résistance

             Dans les années 1960-1970, les premiers traitements chimiques ont fait leur apparition. À base de pyrèthre (poudre issue des feuilles séchées du chrysanthème)  et de malathion. Ces traitements furent dans un premier temps très efficaces, cependant, depuis les années 2000, on assiste à une recrudescence de ces parasites qui semblent être de plus en plus difficiles à traiter.


            Les spécialistes soupçonnent un phénomène de résistance d’en être la cause. En effet, à l’instar des antibiotiques et des virus, le traitement risque de sélectionner les poux résistants en éliminant les plus faibles, par un processus de sélection naturelle, illustré ci-dessous.

 

Resistance

 
            Ces phénomènes de résistance ont été constatés localement pour les produits à base de molécule organo-phosphorée (malathion et prioderm) ou organo-chlorée (lindane et lentinol). Dans le cas des produits à base de pyréthrines, une perte en efficacité avait été constatée mais aucune résistance n’avait été démontrée.


            En 2010, des scientifiques canadiens ayant constatés un échec quasi-systématique des traitements à base de pyréthrines ou de pyréthrinoïdes (pyréthrine de synthèse) se sont penchés sur la question pour déterminer la proportion de poux résistants. Pour cela, ils ont cherché la présence de la mutation T917l, responsable de l’existence du gène de ré résistance kdr. Sur un panel de 137 sujets, âgés de 4 à 65 ans, les chercheurs ont constatés que 97% d’entre eux étaient infestés de poux porteurs de la mutation, contre seulement 3% dont les poux portaient un gène sensible au traitement.


            La fréquence de la présence de cette mutation explique en partie les échecs de traitement et soutient la thèse du phénomène de résistance.

2) Autres causes

            Les autres causes pouvant expliquer l'échec des traitements sont :

                  - Des facteurs humains (négligeance ou ignorance, coût des produits qui conduisent à ne pas se traiter) ;

                  - Des réinfestations : la traitement a fonctionné mais le patient a été de nouveau en contact avec le parasite ;

                  - L'usage de traitements non appropriés (l'usage seul du shampooing par exemple, dont le court temps de pause ne lui permet aucune action efficace) ;

                  - La mauvaise conduite des traitements (en ne les renouvelant pas après 10 jours ou en ne respectant pas le temps de pause) ;

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