Les avancées scientifiques liées au pou

1) Un vaccin contre le typhus :

 

        Grâce à l'élevage du pou en laboratoire, des progès considérables ont été faits dans la recherche de traitement contre le typhus et la fièvre récurrente (maladies transmises par le pou de corps, voir Le pou vecteur de maladies) :

         L'élevage de poux a pour la première fois été instauré en Pologne par R. Weigl qui a été capable de fabriquer un vaccin contre le typhus à base d'intestins de poux infectés.

         Plus tard, cette technique d'élevage a été transposée à l'Institut Pasteur de Tunis en 1927. Or, les poux n'acceptent de se nourrir que de sang de provenance humaine. C'est ainsi que ces derniers sont placés dans de petites boîtes en bois recouvertes d'une toile fine à travers laquelle ils peuvent piquer et s'alimenter. Pour cela, les boîtes sont posées à-même la peau de nourisseurs humains une fois par jour, sans qui nulle expérience ne serait rendue possible.

Rapport inspiré de : http://www.biusante.parisdescartes.fr/sfhm/hsm/HSMx2003x037x001/HSMx2003x037x001x0043.pdf.

 

2) Décodage du génome du pou de corps :

         Une équipe internationale de chercheurs a récemment séquencé le génome du pou de corps (pediculus humanus humanus), d'après les Annales de l'Académie Nationale américaine des Sciences (PNAS) datées du 21 juin 2010. Cet accomplissement apporterait aux scientifiques de nouvelles pistes sur la biologie ainsi que l'évolution de l'Homme et du pou. D'après l'institution ayant accompli cet exploit, il s'agit du "plus petit génome d'un insecte séquencé", un grand progrès pour nos chercheurs et la science à venir.

 

         Cette découverte inouïe permettrait aux scientifiques de réaliser un pas considérable dans l'investigation menée chez le pou :

 

        - De nouvelles informations concernant la nutrition du pou seraient apportées : Le nombre de gènes de détection ou de réaction à l'environnement se trouve réduit. En effet, le séquençage révèle un nombre nettement moindre de récepteurs pour le goût et les odeurs comparativement aux autres insectes.

 

        - Le phénomène de résisatnce pourrait cette fois-ci être prouvé par le génome du pou : Le corps du pou compte effectivement « le plus petit nombre d'enzymes de désintoxication observés dans n'importe quel autre insecte », indique John Clark de l'Université du Massachusetts, co-auteur de l'étude. « Ce nombre réduit d'enzymes de désintoxication rend l'organisme du pou potentiellement prometteur pour l'étude de la résistance aux insecticides et d'autres mécanismes de défense », observe Barry Pittendrigh.

 

        - Le retraçage des mouvements et de l'évolution de l'Homme sur Terre pourrait se poursuivre : « Le pou est aussi étudié pour comprendre l'évolution et la migration humaine et pour estimer quand les hommes ont commencé à porter des vêtements », poursuit Barry Pittendrigh.

 

        - Dans le contexte sanitaire humain : « le séquençage du génome du pou devrait aussi contribuer au développement de meilleures méthodes de contrôle à la fois du pou de la tête mais aussi du pou du corps humain » et du pubis -ou morpion-, ajoute-t-il.

 

         - La biologie du pou pourrait en être approfondie : Effectuant le séquençage du génome du pou, les scientifiques accèdent à des éléments importants pour comprendre comment a évolué le processus de métamorphose complète, « une clé de la domination de la planète par les insectes », jugent les auteurs de ces travaux.

Compte rendu tiré de l'article http://www.rfi.fr/science/20100629-le-genome-pou-corps-est-sequence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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